Jeudi 19 novembre 2009
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C’est dans les périodes comme celles que nous traversons que nous voyons les faiblesses des organisations
dans l’entreprise. En effet quand les marchés ne sont plus au rendez-vous, pèsent alors les dépenses de l’entreprise.
Ces coûts, qui dans une activité euphorique, semblent ne pas perturber la marche avant de la progression, se
mettent soudainement à devenir des freins, voir des boulets qui entraînent l’entreprise vers la perte.
Il ne faut pas se tromper. Bien que le coût des ressources humaines soit signifiant, aujourd’hui, et qu’on se
cache derrière pour l’accuser de tous les maux, les vrais coûts sont plutôt ce que nous pourrions appeler les coûts de non qualité.
En effet, l’entreprise se laissant aller à la facilité de la croissance perd de vue l’objectif. C’est
notamment le cas quand l’entreprise a perdu son essence même qui est de fabriquer des produits, ou de les distribuer, apporter des services, par la reprise en main d’un actionnariat orienté sur
la profitabilité financière.
L’entreprise se retrouve dans une logique de rentabilité court terme. Les actions de ce fait font perdre le
sens d’une démarche rationnelle de développement de la société.
Dans cet ordre d’idée, dans certains secteurs comme l’habillement, durement touché par la crise, on voit
apparaître les failles d’un manque de réflexion sur la stratégie et sur la bonne organisation de l’entreprise étendue (entreprise étendue étant la société/le groupe et ses partenaires –
fabricants, sous-traitants, distributeurs, moyenne de transport,…).
Les approches industrielles, les démarches de rationalisation de circuits tel le circuit court, ne trouvent
plus grâce aux yeux des investisseurs financiers.
Dans ce schéma, la logistique a toute sa place et son poids. Il y a 15 ans, on parlait de la logistique et
des systèmes d’informations comme les éléments concurrentiels forts de la compétition sur les marchés. Je reste convaincu que ce sont deux éléments clés, qui mal pilotés, coûtent une fortune ou
font gagner une fortune.
Rappelons ces règles d’or, éléments clés de l’optimisation et
de la productivité d’un réseau logistique.
- s’assurer du système de prévisions et planification amont et aval
- intégrer la logistique dans le cycle de vie du produit de la conception à la destruction.
- mettre en ligne les processus pour supprimer les temps morts, les redondances et les temps de
cycle.
- gérer la logistique verte (déchets, carburants, reverse)
- mettre en place des démarches qualité type 5S
- mettre en place la démarche Kaizen
- Equilibrer système d’information / fonctionnement des hommes
- Flexibilité des modes de fonctionnement du réseau et des moyens
- Révision permanente des modes de transports amont et aval
- Mettre en place des processus de back up.
A votre réflexion sur le sujet. Ces démarches, fort heureusement, encore prônées et mises en place, ne sont
pas suffisamment mises en avant par les temps qui courent.
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